Des Livres à soi Afficher le menu

2,5 millions de personnes en situation d’illettrisme

16 % des personnes de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine éprouvent des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit, et pour 11 % ces difficultés sont graves ou fortes. Parmi celles qui ont été scolarisées en France, 7 % sont dans ce cas et peuvent donc être considérées en situation d’illettrisme.

À ces éléments issus de l’enquête Information et vie quotidienne (Insee) s’ajoutent deux données qui motivent le projet « Des livres à soi ». Si le taux d’illettrisme est en moyenne de 7 % en France métropolitaine, il monte à 14 % chez les personnes qui vivent en zone urbaine sensible (ZUS) ou en zone rurale fortement dépeuplée et atteint 20 % chez les allocataires des minimas sociaux. D’évidence, inégalités sociales, territoriales et culturelles se conjuguent et doivent être combattues de front.

Second facteur qui légitime cette action pour prévenir l’illettrisme : chez les adultes scolarisés en France qui déclarent « n’avoir jamais connu dans l’enfance de temps de lecture avec leurs parents », le taux d’illettrisme est deux fois supérieur. Ainsi, cet acte simple de partage et de « lecture-plaisir » installé au cœur de la parentalité, déjà identifié par plusieurs études en psychologie du développement comme essentiel au plan socio-émotionnel et cognitif, structure et facilite le futur rapport au livre et à la lecture de l’enfant.

Lutte contre l’illettrisme

Un adulte qui a été scolarisé mais qui n’a pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture et du calcul doit réapprendre, renouer avec les formations de base. Il doit réacquérir et consolider ses compétences de base. C’est la lutte contre l’illettrisme

Alphabétisation

Un adulte qui n’a jamais été scolarisé doit tout apprendre, il est en situation d’alphabétisation

Français langue étrangère (FLE)

Un nouvel arrivant en France, qui a pour langue première une autre langue (on dit alors de cette personne qu’elle est allophone) doit apprendre le français. Cet apprentissage du français langue étrangère relève des politiques linguistiques en faveur des migrants