Des Livres à soi Afficher le menu

Retours d’expériences

Chaque année, une journée d’échange d’expériences et de bilan rassemble les protagonistes de l’action des différentes villes où elle a été menée. Vidéo et extraits de leurs propos témoignent à quel point ce projet « bouge les lignes »...

Au niveau des pratiques professionnelles

Le travail transversal et coopératif entre acteurs du champ social, culturel, de l’enfance et du livre, libère beaucoup d’initiatives, ouvre de nouvelles perspectives et, de façon empirique, « réinterroge le rapport aux structures de proximité et les politiques publiques locales du livre et de la lecture ».

Des livres à soi fait bouger les pratiques et en installe de nouvelles : « On se nourrit du projet pour imaginer de nouvelles façons de faire autour du livre dans le centre social » ; « Les assistantes maternelles se posent davantage avec le livre dans leur relation à l’enfant et transmettent ce savoir-faire aux parents » ; « Le prolongement naturel du projet, ce sont des sorties et des initiatives autour du livre » ; « Le Centre social et la crèche sont collés l’un à l’autre et ne travaillaient pourtant pas ensemble ! Aujourd’hui ce projet commun vient nourrir les actions de chacun et enrichir les pratiques de tous ».

Les professionnels du livre se montrent très réceptifs et font preuve d’une grande disponibilité lors des sorties en librairie et en médiathèque. Les groupes de parents bénéficient souvent « d’une visite privée dans la librairie jeunesse, parfois même un jour de fermeture » ou « d’initiatives exceptionnelles à la bibliothèque ou pour leur participation au Salon du livre jeunesse ».

Au niveau des pratiques familiales…

Les parents bénéficiaires de l’action témoignent d’un enthousiasme surprenant et se familiarisent très vite aux livres présentés. Une modification sensible et positive du rapport au livre au sein des familles s’opère, avec « l’installation et l’utilisation du livre dans la relation entre parents et enfants ». « Le plus beau c’est d’entendre un papa déclarer : il n’y a pas besoin de savoir lire pour raconter un livre et ça m’a rapproché de mes enfants » ou une maman confier « j’avais l’impression que c’était trop difficile pour moi de choisir des livres pour les enfants. Pour ma fille, les livres ressemblaient aux autres jouets, elle n’en prenait pas soin. J’ai appris comment faire pour qu’elle change. »

« On voit les familles qui ont suivi le projet venir plus facilement et plus souvent à la bibliothèque ». Les expériences de sorties en librairie sont aussi très révélatrices : « Les familles n’y avaient jamais mis les pieds et pour certaines ignoraient même jusqu’à son existence… pourtant, l’intention d’y revenir s’est manifestée très vite ».

Et au plan individuel

Le projet génère « des inscription nouvelles à la médiathèque » mais aussi « des initiatives autonomes des mamans : des séances lecture à l’école, au centre de loisirs ». C’est également un des effets constatés : « les parents investis aspirent à devenir à leur tour médiateurs du livre ».

« Avoir proposé des ateliers aux parents, en tant que tels mais aussi comme adultes, comme citoyens, change chez eux le rapport au collectif et cela joue sur la solidarité et l’entraide dans le quartier… Des mamans ont choisi d’intégrer le Conseil d’administration du Centre social. Une autre a lancé l’idée de créer un imagier du quartier » pour en renvoyer une image plus positive. D’autres parents « veulent réaliser un livre Pop-Up ou des ateliers de fabrication de mini-bibliothèques » pour les livres arrivés à la maison…