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Top 3 et bonnes lectures : Romans Ados

Chaque mois, un comité de lecture dédié aux romans ados explore l’actualité éditoriale, pour proposer un choix de titres parmi les plus remarqués : avec un “Top 3” et des bonnes lectures à découvrir.

  • TOP 3 - MAI
  • A l’étroit

    d’Isabelle Vouin, Talents Hauts,

    L’avis de Jean-François Kervizic, bibliothécaire à l’hôpital George Pompidou

    Greg porte ses 17 ans. Il en veut à la vie de ne lui offrir que des palpitations à minima, que des embryons d’espoir que Greg décortique au fin fond de l’Alfa-Roméo paternelle sur la route d’Agen, destination trop commune pour des vacances qui promettent de suer d’ennui. Greg est à l’étroit dans sa vie ! Entassé à l’arrière de la voiture, arrimé aux valises, entouré par les demi-sœurs, derrière sa toute parfaite belle-mère. Greg s’évade, son esprit vit à 200 à l’heure au côté de sa copine sur cette route vers Agen… Cette route il la déteste, mais cette route d’Agen va devenir sa route de Salinas à lui… Un choc, Une perspective…
    Dans ce court roman tout est limpide, les vicissitudes de Greg, ses angoisses, ses rêves. Un texte fort, une immersion dans l’âme du personnage central. On y apprend avec subtilité les projections d’un garçon qui étouffe. Une belle écriture, efficace et directe. Un must !

  • La fille qui n’existait pas

    Natalie C. Anderson, PKJ. Traduit de l’anglais par Julie Lafon.

    L’avis de Colombine Depaire, Gestionnaire de projets événementiels et formatrice dans l’agence Picture This !

    Cambrioleuse la plus habile d’un gang kényan, Tina ne pense qu’à une chose : venger sa mère assassinée par son ancien employeur, le nabab blanc M. Greyhill. Prise sur le fait par Michael, le fils Greyhill avec lequel elle a grandi, elle accepte un marché : ils vont enquêter ensemble pour savoir ce qui s’est réellement passé.
    La fille qui n’existait pas, c’est une héroïne hors norme, non pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle nous entraîne dans une quête identitaire trépidante des bas fonds mafieux aux beaux quartiers de Sangui. Ce thriller est aussi un roman social, qui traverse les gangs kenyans et les mines congolaises dans un contexte de guerre. Il aborde la question des réfugiés en Afrique de façon naturelle car c’est surtout un pacte entre trois adolescents de milieux sociaux différents et aux personnalités affirmées qui guide l’aventure.

  • Un mois à l'ouest

    de Claudine Desmarteau, Thierry Magnier

    L’avis d’Emmanuelle Rodriguez, professeur-documentaliste au collège Jean Jaurès de Montreuil

    Back in the 80’s ! Fred quitte Strasbourg pour retrouver Emma, la jeune canadienne dont il est tombé amoureux. Il s’attend à des retrouvailles pleines de passion mais finalement l’accueil de la dulcinée est à l’image des hivers canadiens… glacial ! Emma s’est entiché du voisin et Fred se retrouve coincé au Canada pour un mois sans beaucoup d’argent et le cœur gros.
    Débute alors pour notre jeune alsacien, un road trip plutôt cocasse qui, au fil des rencontres, lui permet de grandir et de trouver la force d’affronter la peine qui le hante.
    Ce roman, ponctué de vieilles photos, nous plonge dans une aventure humaine le temps d’un mois de vacances. Claudine Desmarteau dresse, avec finesse et humour, le parcours de ce jeune garçon qui nous attendrit et nous prouve que les voyages font toujours grandir.

  • BONNES LECTURES MAI 2018
  • L’Archipel

    de Bertrand Puard, Casterman

  • Auschwitz est mon manteau

    de Ceija Stojka (Bruno Doucey). Traduit de l’allemand par François Mathieu.

  • Emma et le livre oublié

    de Mechtild Gläser, Fleurus. Traduit de l’allemand par Mathilde Ray.

  • L’Île des Disparus

    de Camille et Viveca Sten, Michel Lafon. Traduit du suédois par Marina Heide.

  • La Peau de mon Tambour

    de Marie Sellier, Thierry Magnier

  • La plus belle de toutes

    de Rachel Corenblit, Rouergue

  • Say Something

    de Jennifer Brown, Albin Michel. Traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec

  • The Hate U Give

    d’Angie Thomas, Nathan. Traduit de l’anglais par Nathalie Bru.

  • Trouble vérité

    d’E. Lockhart, Gallimard. Traduit de l’anglais par Nathalie Peronny.

  • TOP 3 - DÉCEMBRE 2017/FÉVRIER 2018
  • Quand vient la vague

    de Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier, Rageot

    L’avis de Stéphanie Goud, Éditrice papier et numérique

    Ce roman, d’une sensibilité forte, aborde un thème bien connu (l’adultère) de façon originale, puisqu’on adopte le point de vue des enfants. Ce sont eux finalement qui se retrouvent en première ligne et en deviennent les victimes, contraints de garder le secret. Comment réagir face à la trahison de ses parents ? Comment continuer à faire semblant alors que le monde s’écroule autour de nous ?

    Il existe en anglais une expression pour décrire ce moment : fight or flight. Le combat ou la fuite. Acceptation douloureuse de la réalité ou rupture franche avec sa famille. Un choix dont les conséquences sont toujours difficiles, et qui obligera un frère et une sœur à grandir plus vite que prévu avant de pouvoir renouer une relation brisée.

  • Shorba, l'appel de la révolte

    de Gaspard Flamant, Sarbacane

    L’avis de Sophie Castelneau, Salon du livre et de la presse jeunesse

    Le parcours initiatique du jeune Bachir, depuis le bas des tours où il tient les murs, jusqu’aux squats auprès de militants engagés pour la cause des réfugiés, puis le départ vers l’Amérique latine. Le ton est vif, souvent drôle, le langage est cru, la drogue circule, les questions d’immigration, de religion, y sont évoquées, loin des clichés, sans tabou, et même avec second degré. Un récit très réaliste, ancré dans l’actualité, et pourtant profondément optimiste. Amnesty International a associé son image à cette publication et effectivement, il souffle comme un vent d’insurrection contre l’ordre établi, au nom du devoir de solidarité.

  • Soixante-douze heures

    de Marie-Sophie Vermot, Éditions Thierry Magnier

    L’avis de Marie Dupayage, responsable de la section jeunesse de la bibliothèque Elsa-Triolet à Pantin

    72 heures, c’est le temps dont dispose Irène, 17 ans, qui vient d’accoucher d’un petit garçon, pour revenir sur la décision qu’elle a prise d’accoucher sous X. Sur le thème de la maternité et de la grossesse adolescente, Marie-Sophie Vermot nous livre le portrait bouleversant de cette jeune fille dont la décision pourtant bien claire pour elle est sans cesse remise en cause par les autres. Un roman magnifique, une écriture sensible et intime sur un sujet peut-être souvent déjà abordé dans la littérature jeunesse mais raconté ici avec intelligence et sans jugement. Une très belle lecture !

  • BONNES LECTURES - DÉCEMBRE 2017/FÉVRIER 2018
  • La Belle Sauvage

    de Philip Pullman, illustré par Chris Wormell et traduit de l’anglais par Jean Esch, Gallimard Jeunesse

  • La fille qui mentait pour de vrai

    de Catherine Grive, Rouergue

  • Ombre parmi les ombres

    de Ysabelle Lacamp, Éditions Bruno Doucey

  • Proxima du Centaure

    de Claire Castillon, Flammarion Jeunesse

  • Qui ment ?

    de Karen M. McManus, traduit de l’anglais par Anne Delcourt, Nathan

  • Le Rouge au fusil

    de Sophie Lamoureux, Talents Hauts

  • Warcross

    de Marie Lu, traduit de l’américain par Guillaume Fournier, Pocket Jeunesse