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KHÉLIF Kamel

KHÉLIF Kamel

Kamel Khélif est né à Alger en 1959. En décembre 1964, sa famille s’installe à Marseille. Marseille est sa ville. Il y vit et y travaille, et, s’il l’a parfois quittée, elle l’accompagne où qu’il soit. Après des études dans un lycée professionnel où il apprend les métiers de mécanicien tourneur et de dessinateur industriel, il se consacre exclusivement à la peinture pendant près de deux ans. Un moment de vie qui va influencer tout son travail. Puis, tout en étant animateur socio-culturel dans les quartiers nord de Marseille, il publie des illustrations dans différents journaux et revues. C’est dans la confidentialité d’Oviri, petite revue marseillaise, qu’apparaissent, en 1991, ses premières publications. Depuis, il dessine et partage - comme il aime à le dire - sa vie entre ombre et lumière. Cela fait désormais bientôt trois décennies qu’il multiplie les expériences graphiques. Bourreau de travail, souvent perçu, non sans quelque raison, comme une sorte d’ermite, il est aussi, et cela ne tient pas du paradoxe, un homme de rencontres et de fidélités tenaces. Des rencontres, celles qui l’on conduit à produire avec un photographe tel que Jim Goldberg, avec une comédienne telle que Mia Kirshner ou avec des dessinateurs tels que Jana Traboulsi et Edmond Baudoin. Et bien d’autres - qu’ils me pardonnent de ne pas tous les citer ici. Des fidélités, aux siens, aux parfums de son enfance, à l’humanité des sans-grades et sans-dents d’ici et d’ailleurs. Et à son frère de lettres et d’images, son ami Nabile Farès, psychanalyste, écrivain et poète, trop tôt disparu. Ils nous ont offert, ensemble, quatre œuvres sans lesquelles nous n’aurions pas si vite découvert le travail de Kamel Khélif. Si nous avons eu tant à cœur d’éditer Et même si c’est la nuit, c’est que nous étions - cela va mieux en le disant - mu d’abord par une vanité, la vanité étant d’assumer la responsabilité qu’engage l’édition d’une œuvre de Kamel Khélif. Ensuite par un vœu corollaire à pareille vanité : celui, faisant d’un mal un bien, de pouvoir contribuer à élargir le cercle de ceux que son art nourrit. La place croissante de ses œuvres dans des collections publiques et privées atteste que l’art de Kamel Khélif va son chemin. Merci Kamel de nous avoir choisi afin de t’accompagner.

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