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Bibliothèques partenaires

Bibliothèques partenaires

Dans un même mouvement complice et collectif, de très nombreuses bibliothèques, sur tout le territoire accueillent, elles aussi, le 36e Salon avec la mise en valeur des artistes au programme, des Pépites, mais également des initiatives autour de l’exposition : La Tête dans les images.

La carte des bibliothèques partenaires

 

Les bibliothèques en parlent :

Lucie Daudin, directrice du réseau des médiathèques de Plaine Commune

Quelles ont été vos premières réactions quant à l’invitation du Salon d’être partenaire de la manifestation ?
« Dès l’invitation du Salon du livre et de presse jeunesse à joindre nos forces, les 22 médiathèques de Plaine Commune ont manifesté leur intérêt pour prendre une part active à l’initiative et déployer des propositions pour tous les publics du territoire. À l’annonce de la sélection des Pépites 2020, très attendue des bibliothécaires et de leurs partenaires, nous avons passé commande des titres pour pouvoir les présenter et les valoriser dans chacune des médiathèques. À travers notre système d’affichage, de communication numérique et de vitrines, nous contribuons à mettre en lumière cette sélection exigeante et représentative de la vitalité de l’édition jeunesse. Dans le contexte particulier des restrictions d’accueil du public en médiathèques, nous avons souhaité mettre en avant plusieurs exemplaires de l’exposition d’illustrations spécialement conçue pour l’occasion. Les accrochages seront visibles à l’entrée des médiathèques dans le cadre du service de « prêts à emporter » mis en place dans cette période où nous ne pouvons pas accueillir le public comme à l’habitude. En parallèle, les bibliothécaires préparent les visites de l’exposition Grave bien ! co-construite avec l’équipe du Salon et l’illustratrice Joëlle Jolivet, qui sera présentée au public dès la réouverture de nos espaces. »

Isabelle Vazard, responsable de l’Atelier Médiathèque, Commune de Condé-en-Normandie

« Je suis bibliothécaire depuis plus de 30 ans et je mesure chaque jour la chance qui est la mienne d’exercer cette profession. Néanmoins, je n’arrive pas à me résoudre au fait que l’accès au livre dès le plus jeune âge soit si injustement partagé. Alors il y a 3 ans, l’équipe de la médiathèque a mis en service le « Bibliotaco » : une camionnette à raconter des histoires, joliment aménagée pour recevoir des enfants, des parents et lire ensemble des albums jeunesse. Avec une dizaine de bénévoles impliqués à nos côtés, nous nous installons dans les parcs, sur les marchés, au milieu des immeubles, sur une place de village ou devant la mairie. Le « Bibliotacot » arrive au son d’une musique joyeuse que les enfants reconnaissent maintenant. Depuis l’an dernier, grâce au dispositif Des livres à soi du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, nous avons construit des partenariats solides avec les acteurs de la petite enfance et du social du territoire. Le « Bibliotacot » ne va pas changer le monde, mais à certains moments où j’étais prête à céder au découragement ou à la lassitude, j’y ai vécu des moments incroyables, de ceux qui donnent du sens à ce que l’on fait. S’ouvrir au monde, se sentir reliés aux autres, on sait que les livres permettent ça. Et dans cette période dominée par la solitude et l’incertitude, les enfants en ont besoin, plus que jamais. »

Sophie Fabre, responsable de la lecture publique, Bibliothèque municipale, Chalon-sur-Saône

Quelles ont été vos premières réactions quant à l’invitation du Salon d’être partenaire de la manifestation ?
« La surprise et l’enthousiasme. La fierté d’être reconnus comme véritables partenaires et d’appartenir désormais pleinement à un réseau professionnel d’une grande qualité. »

Pourquoi avoir saisi cette opportunité ?
« Le Salon du livre et de presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est un événement jusqu’à présent très ancré dans la région parisienne dont la notoriété et la qualité inspire les équipes des bibliothécaires jeunesse depuis tant d’années ! C’est un honneur pour notre bibliothèque d’être partenaire. Cela donne une visibilité nationale à notre vitalité et une reconnaissance en local de la qualité de nos actions. Depuis plusieurs années, nous sommes très engagés dans l’animation du Salon du livre jeunesse de Chalon-sur-Saône. Il a mobilisé tout un réseau de partenaires socio-culturels, notamment en amont pour aller à la rencontre de publics éloignés du livre et de la lecture dans et hors de nos murs. L’offre du SLPJ renforce cette dynamique et valorise indirectement ce que nous construisons ensemble. Le dispositif « Des livres à soi » que nous avons rejoint fin 2019 aux côtés de la Petite enfance et de la Cohésion sociale a été l’occasion de renforcer notre collaboration. L’équipe interdisciplinaire est très motivée et complice, force de proposition malgré le contexte difficile. Cette opportunité valorise notre engagement à tous ! »

En quoi la littérature jeunesse est-elle essentielle pour vous aujourd’hui et plus encore dans le contexte actuel ?
« La littérature jeunesse combine écriture et illustration, ce qui enrichit sa portée. Les romans puisent dans la réalité comme dans l’imaginaire. Ils parlent aux jeunes mais aussi souvent aux adultes. Nous sommes lecteurs autant que médiateurs ! Plus que jamais nous avons besoin de beauté, de nourrir notre imaginaire, notre réflexion. Plus que jamais nous pouvons le partager et le transmettre aux enfants et aux adultes qui les accompagnent. Plus que jamais la littérature jeunesse peut être cette respiration pour eux dans un quotidien chargé et angoissant. Cela passe par tous les supports. Je pense par exemple aux magnifiques publications Facebook de Nathalie Novi sur les enfants migrants. L’écoute et l’oralité peuvent être davantage sollicités à distance. Écouter une histoire les yeux fermés… ! »