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La Grande Ourse 2020

La Grande Ourse 2020

Cette distinction, décernée depuis 2019 par le Salon, vient enluminer l'œuvre d'une créatrice ou d'un créateur francophone dont l'écriture, le geste, la créativité d'une ampleur ou d'une audace singulière, marque durablement la littérature jeunesse.

Lauréate 2020 : Marie Desplechin

Après Gilles Bachelet l’an dernier, c’est Marie Desplechin qui revêt en 2020 le costume de “la Grande Ourse”. Écrivaine, scénariste, journaliste, militante, et merveilleuse ambassadrice de la littérature jeunesse,on lui doit de nombreux classiques, mais si elle devait choisir elle n’hésiterait pas ! Elle écrirait pour la jeunesse et renoncerait au roman pour adultes.

En lui décernant la deuxième Grande Ourse, l’équipe du Salon vient célébrer une œuvre pleine d’humour et d’humanité, de tendresse et d’engagements, dont l’écriture explore avec brio, différents styles littéraires. Le roman historique avec Satin grenadine, Séraphine et en 2020 La Capucine (en lice pour les Pépites dans la catégorie Fiction juniors) avec pour thèmes le XIXe siècle et l’émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine avec Verte, Pome, Mauve ; les récits sur l’adolescence d’aujourd’hui dont notamment Le journal d’Aurore ; le fantastique et l’étrange avec Le Monde de Joseph et Elie et Sam.

Transmettre le plaisir de la lecture

Avec des livres qui s’adressent tour à tour aux petits et au plus grands, l’écrivaine, fait de sa part d’enfance le moteur de sa création, car pour elle l’enfance c’est, comme elle dit : « La “matière” de l’homme. Tout ce qui constitue un homme ou une femme prend sa source dans l’enfance. On n’en finit jamais avec elle. J’ai depuis longtemps le sentiment de voir chez les adultes les enfants qu’ils ont été. Et, plus le temps passe, plus ça me semble flagrant, pour ce qui me concerne comme pour les autres. Certains, évidemment, ignorent ce lien avec leur enfance, ils semblent s’en être coupés. ils ne se rendent pas compte à quel point elle transparaît pourtant dans tout ce qu’ils font […]. »

© Thierry Dupièreux

 

« […] L’essentiel pour “faire lire” les enfants, c’est le désir et le partage. Transmettre le plaisir de la lecture, le plaisir d’avoir partagé quelque chose avec l’auteur, le sentiment de puissance d’avoir recréé avec son propre imaginaire les propositions de l’auteur. Lire, ce n’est pas autre chose. Cela dit, il y aura toujours des gens qui ne lisent pas, car il y a toujours eu un tas de gens qui n’ont pas lu. C’est comme ça. Et cela n’empêche pas les non-lecteurs d’être des gens très bien. De même qu’il existe des imbéciles malfaisants qui ont lu des bibliothèques entières […]. »*

*Extraits de l’entretien “Le meilleur en moi s’est constitué dans mon enfance“, entre Marie Desplechin et Michel Abescat – Télérama, publié le 04 avril 2014.

Tous les livres pour la jeunesse de Marie Desplechin sont publiés à l’école des loisirs, Courtes et longues et Thierry Magnier.