L’exposition du Salon

Le monde… vous le désirez comment ? Déjà fini ou à inventer ? Loufoque ou poétique ? En bazar ou bien rangé ? Contemplatif ou fantastique ? À chacune et chacun sa quête, son horizon, son chemin.

Cette exposition met en scène six albums qui projettent des mondes singuliers, croise six univers graphiques qui aiguisent le désir de se mettre en mouvement, six sensibilités qui façonnent le monde en pluralité. Cette exposition, tournée résolument vers l’Europe et la Méditerranée, invite à ouvrir les fenêtres de mondes foisonnants vers lesquels se transporter. Avec le soutien du Goethe-Institut Paris, de l’Institut Ramon Llull, du Swedish Arts Council et la complicité de la galerie Arts Factory.

1

Des illustrations envoûtantes aux couleurs d’automne, une ambiance mystérieuse, des scènes figées, encadrées d’enluminures, des références directes aux grands récits tels que Barbe bleue ou Alice aux pays des merveilles, pour un voyage fantastique dans le monde des contes classiques.
Leina et le Seigneur des Amanites, texte de Myriam Dahman et Nicolas Digard, illustré par Júlia Sardà, Gallimard Jeunesse.

2

Des crayons fins, des traits subtils, des teintes effacées… Tout, dans les images, traduit l’invisibilité de Monsieur Personne aux yeux du monde. Pourtant, dans cet univers contemplatif qui semble éteint, un enchaînement de situations étranges alerte sur le rôle tout à fait exceptionnel de Monsieur Personne.
Monsieur Personne, Joanna Concejo, Format.

3

Des coups de pinceaux voluptueux, des couleurs franches tour à tour pétantes ou mélancoliques, des courbes, des entrelacs, des chemins qui s’ouvrent par la force de la matière. La peinture agit comme un fluide pour refuser la voie imposée, libérer l’oiseau qui ne demande qu’à voler.
L’oiseau en moi vole où il veut, Sara Lundberg, trad. du suédois Jean-Baptiste Coursaud, La Partie.

4

Une foule hétéroclite, des personnages venus tout droit des littératures d’enfance, des couleurs pop à souhait : cet ouvrage décoiffant croise les codes classiques de l’imagier avec des références stimulantes, empreintes de culture populaire, pour un résultat des plus jouissifs.
Pirates bric-à-brac, ATAK, trad. de l’allemand Camille Gautier, Thierry Magnier Éditions.

5

Du collage. Humain et animal mêlés dans les illustrations, mixés dans les postures, inextricables dans les portraits. Du collage. Peinture et traits de crayons, images et mots pour une interpellation frontale sur la manière dont chacun de nous équilibre son humanité.
Sauvage, texte de Layla Zarqa, illustré par Salah Elmour, trad. de l’arabe Nada Issa, Le port a jauni.

6

C’est le monde à l’envers. Rien ne va dans le bon sens, ni les lettres qui forment les mots, ni les actions que les mots décrivent. Et pourtant les images elles sont tout à fait bien rangées, carrées, quadrillées, linéaires elles semblent apporter de la normalité à ces minihistoires totalement renversées.
L’Univers à l’envers, Henning Wagenbreth, trad. de l’allemand Clément Bénech,Les Grandes Personnes.

Avec le soutien du Goethe-Institut Paris, de l’Institut Ramon Llull, du Swedish Arts Council et la complicité de la galerie Arts Factory.